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 Body painting

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Doune
Gardienne de la Cascade
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MessageSujet: Body painting   Mer 25 Juin - 21:02:25




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voila des doigts de fée dont je suis tombée sous le charme.
Délicat travail, plein de vie Wink
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Dénébuleuse
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MessageSujet: Re: Body painting   Mer 25 Juin - 23:35:41

aaaah c'est vraiment magnifique !!! on ne dirait plus des photos... on a vraiment l'impression de voir des déesses d'un autre monde.
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vivianna
Licorne Ailée
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MessageSujet: Re: Body painting   Jeu 26 Juin - 9:30:38

MAGNIQUE, SPLENDIDE, MERVEILLEUSEMENT ENVOUTANT ...............

Mais juste une chite question bémole (lol je fait mon Alda mdr) les peintures utilisés pénètrent forcément dans le corp via la peau : alors sont elles Absolument sans produits néfastes et donc sans danger pour les bébés et les mamans ????
Mais cela reste envoutant et ca donne envie lol
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Doune
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MessageSujet: Re: Body painting   Jeu 26 Juin - 10:36:02

c'est des produit testé par des laboratoires pharmaceutique.
Ils sont anti allergène etc...

Moi qui suis très réactive a tout se qui est chimique, j'ai jamais eu 1 seul problème quand on m'a body painter. C'est gras ça part a l'eau. La peau ne garde pas de couleur après... Donc je crois qu'il n'y a pas de soucis de ce coté la.

Et j'ai vu les enfants de mon "body painteur" ( qui a traité sa femme de la même façon ^^) , ils sont en pleine forme!
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MessageSujet: Re: Body painting   Ven 24 Avr - 3:02:25

pouaaaaaaahhhhhhhhhh!!! c'est super beau!!!!!

bon, j'avoue perso à la place des mamans, je pourrais pas le faire!!!! mais ça reste magnifique!!!
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Doune
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MessageSujet: Re: Body painting   Jeu 9 Déc - 19:40:31

Body art ou art corporel.

Le body art trouve ses origines dans laModification corporelle :ensemblede pratiques plusieurs fois millénaires consistant à modifier son corps demanière éphémère (peinture au henné) ou permanente (tatouage)

(implants(bodyart); marquage au fer ; piercing ; scarification; tatouage; body art)


L’époque


Dans l’histoire de l’art avant le XXème siècle,le corps apparaît, mais comme image (dans les pieta lescrucifixions) ;le corps est central, mais le travail de l’œuvre consisteuniquement dans une reproduction de la forme.
Le corps du peintre est fondamentalement séparéde celui de son sujet, une confusion des deux est impensable.
Les nouveaux systèmes de représentation qui sedéveloppent avant et au cours du XX ème siècle ne vont d’ailleurs pas dans lesens de l’utilisation que fera le body art du corps. Photographie et cinémaimpliquent peut-être un degré de plus dans la distance entre l’artiste et sonsujet corporel, qui sont désormais séparés par un appareillage technique.
Après laseconde guerre mondiale, un nouveau rapport au corps s’installe.
La découverte des cultures primitives (pourcertaines le corps est source de savoir et de connaissance) ; ainsi qu’unrelatif moment de prospérité après-guerre, où l’art se développe hors desgaleries, la naissance de la performance (avec Klein, Cage, Duchamp, Gutai),ces phénomènes annoncent le body art en tant que tel.
Le travail de Jackson Pollock marque un pas dansle sens d’un développement de la performance et de l’actionnisme.
Avec Pollock, la peinture devient leproduit d’un événement. Le tableau prend un nouveau sens, il s’agit désormaissurtout du résultat d’une activité de peindre, activité qui prend le devant dela scène par rapport à son résultat.
En découvrant l’influence chez Pollockdes danses des indiens d’Amérique, on commence à montrer qu’il y a un langagedes corps.
De la performance à l’art corporel.


C’est au Black mountain College que les premiershappenings ou performances firent leur apparition, attribuant aux artistesplasticiens un type de medium jusque-la réservé à la danse et au théâtre enparticulier : il est alors possible pour un artiste de se mettre lui-mêmeen scène , ou de mettre en scène un ensemble de performers.
Suite à la libérationsexuelle de années 1960, le corps est devenu un sujet central de travail pourun grand nombre d’artistes plasticiens, vidéastes, dont le medium d’expressionle plus abouti, voire le plus extrême, a été la performance, à travers l’artcorporel.
Le développement de l’art corporel


Dans les années 1970,agissant souvent comme un faisceau d’actions artistiques, politiques et parfoissubversives, l’art corporel a repoussé certaines limites de représentation, ensuscitant parfois les réactions négatives d’un public médusé.
De nombreux artistes ont utilisé des médias spécifiques comme la photo ou lavidéo pour présenter leurs performances.

L’art corporel aujourd’hui.
le mouvement s’est aujourd’huipartiellement modifié en ce qu’ilcomprend des artistes comme Orlan ou Matthew Barney qui mettent en scène des actions sur le corps qui sont simulées,ce qui était impensable dans les années 1970.
Après la volonté de décloisonnement descatégories artistiques et de renversement des valeurs bourgeoises fortementancrées dans l’art corporel des années 1970, le mouvement a progressivementévolué vers des œuvres plus orientées vers les mythologies personnelles, commechez Jana Sterbak, Rebecca Horn, YouriMessen-Jaschin ou Javier Perez.
L’art corporel est désormais un médium identifiéet couramment employé par les plasticiens contemporains, mais également dansd’autres occasions sociales, ou son impact symbolique est largement valorisé.
Aspects théoriques du mouvement


Performance Art:
l'artiste conçoit le corps humain comme matériauqui sert à donner forme à un concept dans lequel il utilise les actions(marcher, ramper, s'asseoir, parler) comme éléments formels.

Ger Van Elk montre en 4 phases les stades de sapeau : pâle, rouge, transpirante, avec chair de poule (1971)
Ulay et Abramovic, Ben d’Armagnac, Lydiaschouten, Nan Hoover utilisent des accessoires et des moyens techniques commedes bandes sons, des photos, vidéo et effets de lumières.
D’autres se sont laissés inspirer par lessciences comportementales, la psychiatrie et la psychothérapie.
L’espace où se passe laperformance, le public présent et l’ambiance créée sont des facteurs permettantl’émergence de l’œuvre.

Le body art :il s’agitd’une présentation physique de l’artiste où l’émotion et le corpssont central.le corps y est désormais utilisé comme support en plus de sujet desoeuvres.

troistypes de pratiques différentes:
1°le corps comme moyen de transgression (avec l’actionnisme viennois, Michel Journiac et Gina Pane)
2°le corps comme objet à exposer et étudier (Vito Acconci, Gilbert&George)
3°le corps comme moyen de libération et de savoir ( Chris Burden, Stelarc, Orlan).

Le body art se crée indépendammentde l’environnement .
L’artiste utilise soncorps comme un sculpteur de l’argile ou de la pierre, en tenant compte despossibilités du matériau( Arnulf Rainer, Gilbert & George)
Souvent on teste lescapacités de résistance physique ou psychique.
Le body art met l’accent sur la réalisationpersonnelle de l’individu. On fait des recherches sur l’identité et sur lesfacteurs externes qui peuvent l’influencer.
On recherche la liberté, l’élargissement de laconscience et la spiritualité en se servant de conflits internes, detraumatismes, de transgressions de tabous physiques.
Les thèmes importants sont la sexualité, lacorporalité, la peur, la solitude, la douleur et la honte.
C’est surtout par l’androginie, la bi ettranssexualité, le travesti que l’on semble investiger l’identité.
Les œuvres dans ce cadre sont aussi désignéespar Transformer Art.
Dans le body art le corps humain est un matériauneutre dont on observe les possibilités au moyen d’interventions telles que desblessures ( les activistes viennois, Ben d’Armagnac, Vitto Acconsi)
L’artiste se blesse, amène son corps à desréactions de résistance, ou va jusqu’à l’épuisement.
C’est ainsi que l’américain Vitto Acconsi se frotte avec les doigts de la main droitesur l’avant-bras gauche jusqu’à ce qu’une plaie apparaisse.( Rubbing Piece,1970)
Burden acquiert une notorité internationnale àLos Angeles en 1971 lorsque dans une performance il se tire une balle dans lebras.
Dans « Reading position for a second degreeburn »en 1971, est restécouché sur le dos sur une plage, en plein soleil, un livre ouvert sur lapoitrine. Après quelques heures, la chair exposée fut brûlée et le livre étaléavait laissé une trace sur sa peau.
Les actionnistes Viennois font revivre à partirde 1962 des cultes Dionysiaques afin de réveiller les instincts agressifsenfouis chez les spectateurs et lesparticipants.
Les photos autoportraits du corps vieillissantde l’américain John Coplans confrontent avec la peur de la vieillesse ;tandis que l’attention est attirée sur le fait de l’idée généralement acceptéeque jeunesse égale beauté.
L’utilisation la plus fondamentale etlsystématique du corps dans la sculpture, sans agressions ni blessures seretrouve dans l’œuvre de Franz Erhard Walther. Dans son travail le sujetdevient une phase de travail ou un ensemble de composants et le spectateur enest l’utilisateur. Dans cette expérience, il s’agit du traitement du materiau dont est composée l’œuvre. Desmorceaux de tissus, des sacs, des enveloppes, des rubans de plaques d’acier, des poutres, des coins,des textiles au mur de forme cubiques, tout ceci détermine certaines positions,mouvements , contre-mouvements, attirances, répugnances, contacts et écartements. Certains endroitssont occupés et des dialogues silencieux se créent ; Matériaux etproportions échangent avec évènements physiques.
A la fin du xxè s ., le body artacquiert une signification plus largegrâce aux nouvelles technologies
L’anglais Marc Quinn a fait une série demoulages « self », 1991, ou il a mis de son propre sang. En 1995 il adit : les gens se connaissent à la fois le mieux et le moins ; quandon fait un moulage de son corps, on a la possibilité de se voir soi-même.

1° le corps comme moyende transgression
L’actionnisme viennois dans son ensemble se caractérise par troispoints.
D’abord une forte résonance politique. Lesdimensions scandaleuses des happenings, qu’ils soient blasphématoires,scatologiques, sexuels, mutilatoires, allaient franchement à l’encontre d’uneculture politique post-fasciste qui avait cours en Autriche après la secondeguerre mondiale. La plupart des actionnistes, dont Brus, ont dû s’exiler suiteà la répression des autorités. Second point, la prise en compte des médiasd’images, photo ou vidéo, d’abord pour documenter les actions, mais aussi commeBrus a pu le faire, constituer des œuvres photographiques indépendantes del’action elle-même.
Enfin, l’actionnisme est un des courants lesplus extrêmes du body art, en ce qu’il utilise le corps comme matériauquasi-exclusif.

Les trois artistes majeurs de l’actionnismeviennois seront Hermann Nitsch, Otto Muehl et GünterBrus.

Günter Brus seconsidérait comme un peintre, et considérait la peinture comme une activitétotale indépendante du canevas. C’est en tant que tel qu’il affirmait ne pasvoir de raison de ne pas peintre avec sa tête, son dos ou ses pieds. Chez Brusla peinture de soi est un développement naturel de la peinture, la surfacepicturale ayant simplement perdu sa fonction d’unique support d’expression.Dans cette optique l’œuvre de 65,Self-painting, self-mutilation, la sixièmeaction, est emblématique. Brus, au centre d’un demi-cercle formé par le public,a d’abord peint son propre corps, tout entier, en blanc, à l’image de lagalerie où il se trouvait. Puis il traça une large ligne noire qui traversaitson corps des pieds à la tête, le coupant visuellement en deux. Cette actionest documentée par des photos, où l’on voit Brus recouvert de peinture blanche de la tête aux pieds,l’épaisse couche de peinture étant tranchée au centre, par une longue ligne depeinture noire, qui apparaît comme une césure profonde sur son corps. Sur lesphotos Brus prend des poses minimalistes avec des objets évoquant la coupe, latranche (une hache, un couteau). Par la suite Brus était sorti en pleine ruerecouvert de cette peinture et ce trait-plaie noir. Il fut rapidement arrêté etaccusé de troubler l’ordre public.

Hermann Nitsch aformulé et exécuté le projet d’une œuvre d’art totale, le Théâtre des Orgies etdes Mystères forme théâtrale réunissant la musique, le toucher, le sentir, lemanger, la sexualité dans un rite païen.
Les figures de la crucifixion, la pratique de laprojection de sang, l’utilisation de cadavres d’animaux sont les élémentsrécurrent du théâtre de Nitsch, qui confronte ces objets et matériaux auxacteurs. Le sang est utilisé à la fois comme matériau et comme pigment. Lasingularité du théâtre de Nitsch est telle qu’elle pose la question du statutartistique de telles performances, qui se présentent comme des rituels nonseulement païens mais qui évoquent fortement des orgies dionysiaques. Pourtantl’intention artistique de Nitsch est du moins confirmée par ses collaborationsavec des cinéastes expérimentaux, des artistes contemporains comme Beuys ou desconcepteurs d’expositions

.

Michel Journiac est un artiste françaisqui réalise des actions à partir de 1968.
Journiac, dont l’homosexualité est un facteurimportant de son oeuvre, se marque au fer rouge du triangle qui identifiait leshomosexuels dans les camps de concentration) ou judiciaires (la peine de mort).En mettant en jeu son propre corps dans chacune de ses œuvres, de la façon laplus directe qui soit (dans « Blood Sausage », il fabrique du boudin avec son propresang), il place l’artiste dans une position quasi-chamanique, le corps del’artiste devenant le centre d’une communion sociale et d’une source de soinsymbolique. Mais les actions de Journiac présentent également très souventun caractère de piège, d’autant pluspiégeurs qu’ils sont parfois désignés comme tels - c’est-à-dire que c’est aussiet surtout le corps du spectateur qui est impliqué dans lesactions/installations de Journiac. L’œuvre appelée « Piège pour uneexécution capitale » se vivait comme un parcours en douze stations (1971).Dans « Messe pour un
Corps », les spectateurs communient avec lepropre sang de Journiac. Mais le piège est aussi le social qui est mis enquestion par Journiac : il peut dire par exemple: »Tout une partie demon travail tourne autour de l’identité dans laquelle on est figé socialement,piégé. L’ouvrier reste ouvrier sexuellement, socialement, économiquement. C’estun piège qui est à détruire. C’est un meurtre de l’identité.(entretien avecJacques Donguy, 1985).
Journiac se recommande de Deleuze dès 1968, ence qu’il y aurait une « affinité fondamentale entre l’œuvre d’art etl’acte de résistance. » Bien des œuvres de Journiac consistent à installerun décalage esthétique au sein d’un espace qui ne l’est pas .
Journiac, 69, salon des arts ménagers); ou detransformer la galerie en espace étranger (buanderies, peep-show). Journiacreconnaît la précarité du statut des performances dans le champ de l’art. Ilsouhaite insister sur les concepts d’interrogation et de présence, et proposed’utiliser plutôt le terme de création que celui d’art ;Celui qui
dit «Je fais quelque chose, c’est de l’art, jesuis un artiste», il entre dans le champ de ce qu’est le concept d’artaujourd’hui, mais pas du tout dans le champ de la création.» «Il n’y a pasd’art s’il n’y a pas quelque part un non, une mise à distance.Je rejette lareprésentation comme pure représentation. Il faut qu’il y ait présence, dit –il dans un entretienavec Sylviane Gouiran, en 1995.
L’œuvre de Journiac est extrêmement riche etimplique non seulement des actions, mais des installations qui lui sont proprescomme les pièges, des happenings comme « Action meurtre » des œuvresphotographiques, l’utilisation du travestissement, le détournement, que ce soitdes rituels chrétiens ou sociaux en général… Elle se solidarise autour du corpsmême de Journiac, qui va presque systématiquement utiliser
son propre sang dans ses œuvres, comme unélément lui permettant de devenir un symbole social, comme il est évident dansl’œuvre appelée « Carte du sang » »Faite de son propre sangétalé deux disques de verre épais, évoquant la Terre vue par satellite, avecses tourbillons atmosphériques, vision de l’homme qui incarne le monde, tel quele figure Léonard de Vinci dans les mesures du corps humain(je cite un articlede Jacques Donguy). Cette dimension de lien social est ce qui est parfois utilisé pour distinguerl’art corporel français du body art américain; elle est en tous casfondamentale chez Journiac.

Gina Pane » réalise des actions àpartir de 1969. Elle se met en scène dans des actions très simples et mettantsurtout en jeu le rapport de son action avec les spectateurs. Ses actionsconsistent en des blessures et des violences auto-infligées qui demandent d’unepart une préparation non seulement artistique (avec des diagrammes, desdessins, des écrits, une conception spécifique des accessoires) mais aussipsychologique de la part de Pane; et d’autre part une implication très fort del’audience qui assiste à des actions troublantes, manifestement douloureuses.Elle constitue ainsi un langage du corps centré sur le signe de la blessure. CitonsLe Breton afin de décrire quelques actions de Pane : »Dans » ,« Escalade non anesthésiée », en 1971, pieds et mains nus, elle montesur un bâti métallique aux échelons munis de pointes acérées. La même annéedans « Nourriture, télévision, feu », elle ingère de la viande crueavariée en surmontant son dégoût, elle regarde les actualités télévisées dansune posture inconfortable, et elle éteint avec ses pieds nus des foyers alluméssur le sable jusqu’à ce que la douleur la contraigne à cesser. […] Dans « Lait chaud », vêtuede blanc, elle alterne les coupures au rasoir à son corps avec le lancer d’uneballe de tennis contre un mur. Elle entaille son visage avant de prendre unecaméra et de filmer longuement le public en s’attardant sur les traits de certainespersonnes (La peau et la trace, Métailié, 2003).Pane est la première desartistes que nous considérons à présenter des actions plutôtminimalistes ; ses actions ne manquent cependant pas de questionner à lafois le regard porté sur la douleur, celui des spectateurs, mais aussi, puisquePane constitue un langage avec son corps et les accessoires de ses actions, deréférer à la culture dans laquelle elle s’inscrit, notamment vis-à-vis de lacondition féminine (notons d’ailleurs que de le body art compte de nombreusesartistes femmes et que celles-ci ont énormément marqué le mouvement artistiquede problématiques liées à la condition de la femme). Toute la vie de Pane estconditionnée par l’action, qui implique une préparation psychologique etphysiologique, avant l’action, et une modification de la personnalité del’artiste après l’action que Pane décrit comme extrêmement exigeante au pointde vue énergétique. « Vous savez très bien que nous nous donnons toutessortes de défenses contre l’agression émanant de la vie
urbaine et d’une société qui nous aliène. Or,avant de préparer une action, je me libère de tout cela. Je suis très libéréemais aussi très nue et très vulnérable, et cela provoque une dépense d’énergieabsolument énorme » (entretien avec Irmeline Lebeer, 1975).( dimensionchamanique :des médecins guérisseurs qui portaient eux-mêmes la maladie àdétruire.) C’est en ce sens qu’elle cherche à faire naître à la consciencecertains tabous concernant la déchéance du corps en se les infligeant à elle-même.

2° le corps comme objet à exposer et étudier
Vito Acconci est un artiste américain dont l’activitéa débuté par la poésie. A partir de 1969 il commence à faire appel à son proprecorps comme matériau quasi unique de ses actions. Auparavant, ses lectures depoésie avaient progressivement pris une forme théâtrale presque plus importanteque les textes eux-mêmes. Notamment dans ses premières oeuvres au début desannées 1970, Acconci réalise des actions très simples qui questionnent le corpset sa place dans l’espace: il mesure par exemple la durée nécessaire pouraccomplir une action spécifique de différentes façons. Cette pratique del’action pour des gestes minimalistes est commune à Bruce Nauman, qui apu réaliser également des actions au cours desquelles il parcourait des espacesmarqués au sol. Ce genre d’action demandent aux spectateurs de poser un regardnouveau sur les gestes automatiques du corps, gestes impersonnels etinconscients, le corps apparaissant comme un objet mobile dans l’espace.
Petit à petit les actions d’Acconci vont devenirplus empreintes de vie, mais tout en conservant un aspect clinique quiobjective le corps. Il agit sur son corps pour en mesurer les différents typesde sensation, douleur, variations du rythme biologique, fatigue… ou deprésenter son corps comme un espace dans l’espace: dans »Trademarks, il
utilise la photo pour une action au cours delaquelle il se mord à plusieurs endroits différents. Cette œuvre, de 1970,marque aussi le début d’une implication de l’œuvre d’Acconci dans lessignifications sociales, puisqu’elle montre aussi Acconci en train de pratiquerun véritable marquage de son corps comme étant le sien propre, qui plus est uneforme violente de marquage. Petit à petit les œuvres d’Acconci vont prendre laforme d’installations dans lesquelles son corps intervient comme l’élément déclencheur d’une perturbation, d’unedéstabilisation du spectateur. Dans « Seedbed », en 1972,il se masturbe jusqu’à épuisement, isolé sous un faux plancher sur lequel circulentles visiteurs, en leur parlant et en exposant ses fantasmes à haute voix.

Bruce Nauman( 1941,Fort Wayne, Indiana)
Dès la fin des années 60, il travaille sur lethème de son corps et de ses déplacements à travers des films, des sculptureset des enregistrements vidéos. Par la suite , il commence à travailler surdes supports plus organiques en utilisant, par exemple, des moules en cire ouen fibre de verre afin de fossiliser certaines parties de son corps. Sapremière exposition a lieu en 1966 et dès 1967, il inaugure une réflexionplastique et théorique de son propre corps qu’il découpe en morceaux, tête enbas ou coupées, membres disloqués.
Plus tard dans de nombreuses performances, ilrépètera des fragments de gestes ou de phrases simples, jouant ainsi sur lalinguistique avec notamment des syllabes empruntées à son nom. Il jouera avecles lettres de l’alphabet à partir d’installations de néons
Il s’est aussi intéressé àl’approche sensorielle, avec« live- taped video corridor » 1969-1970 ), dans lequel il utilisel’esthétique de la caméra de surveillance (qui filme Bruce Nauman) pourdéstabiliser le spectateur qui est face à son image réelle.

Le duo d’artistes anglais »Gilbert & George se constitue, par le biais d’uneauto-proclamation en tant que sculptures vivantes, et par le biais d’un panel limité d’accessoires, en objetsd’art, inertes et exposables. Ils se considèrent comme des sculpteurs, et seconfondent eux-mêmes avec leurs sculptures. Leur œuvre la plus représentative,« Singing Sculptures »,présentée pour la première fois en 1970 à Londres, les montre au public encostume anglais strict, une canne et un parapluie à la main, debout sur unsocle, les parties visibles du corps recouvertes d’un pigment de couleurbronze, et entonnant une chanson traditionnelle, à la façon d’automates. … Ense présentant obstinément dans les mêmes costumes aristocratiques, tout enchantant des chansons attribuées aux sans-abris (Underneath the torch), ilsinsèrent un subtil élément de décalage au sein d’une démarche et d’un discourspresque trop propre. Ils refusent de dissocier leurs performances de leur viede tous les jours, insistant sur le fait que tout ce qu’ils font est àconsidérer comme de l’art.


3° le corps comme moyende libération et de savoir
L’américain Chris Burden .
A l’origine plus impliqué dans la sculpture,Burden a constitué une œuvre à facettes multiples, non réductible au body art,impliquant l’art conceptuel, la sculpture, la vidéo, la performance… Dans lesactions de Burden les plus connues, réalisées au début des années 1970, c’estla notion de danger, de péril, qui est fondamentale. Comparativement à Gina Pane par exemple, l’important chez Burdenn’est pas la blessure, qui apparaît certes parfois comme résultat des actions,mais la présence fantômatique de lamort via des mises en situation de quasi-suicide. Ses actions cependant sont enmarge, entre un body art dans lequel le corps est une sorte de réceptacle desactions, d’objet-test, et une tendance du body art dans laquelle le corps estavant tout le lieu d’un passage d’information. Burden dans ses performances,met en scène non seulement son propre péril, mais aussi la réaction (ou lanon-réaction) des spectateurs, tout comme Gina Pane. Dans « Shoot » , ilaffirme, après avoir été atteint par la balle, que toutes les personnes ayantassisté à la performance sont complices de sa blessure, du fait de ne rienavoir fait pour le protéger.
De plus, ces actions périlleuses étaient enpartie un moyen de collecter une certaine forme d’information sur son proprecorps et sur la situation vécue. Certaines situations comme celle de se fairetirer dessus, reste inconnue tant qu’elle n’est pas vécue concrètement par lecorps ; c’est ce lieu du corps comme réceptacle d’une information intraduisibledans un langage autre que celui de la sensation, qui est révélé par Burden.

Artiste française née en 1947, Orlanconstitue une œuvre qui mêle de nombreuses plates-formes, que ce soient desinstallations, des vidéos, des photographies, de la retouche photographiquemais dont la préoccupation principale est le corps, et le matériau constant,son corps propre. Déjà dans « Le Baiser de l’artiste », en 1976,dans lequel elle échangeait un baisercontre cinq francs, elle pointait du doigt les rapports entre le corps et lanotion de propriété. Le rapport du corps et surtout de l’apparence physique decelui-ci à des modèles sociaux, et à des idéaux esthétiques, va devenir l’enjeufondamental de ses performances de chirurgie esthétique (principalement sur sonvisage, visant à reconfigurer complètement celui-ci). Ces opérations sont misesen scène dans l’espace, mettant en jeu des chirurgiens costumés, la présentanten anesthésie locale, lisant des textes ou répondant à des questions. Dans saseptième opération, « Omniprésence » en 1993, elle diffuse des imagessimultanément dans 15 sites artistiques du monde entier.
S’il y a une place pour la douleur dans lestravaux d’Orlan, c’est celle imaginée par les spectateurs deschirurgies-performances, puisque l’artiste est anesthésiée partiellement; Orlanprésente un processus d’appropriation totale du corps, redéfinissantprogressivement son apparence par des choix personnels.

Stelarc s’ estsuspendu, par des broches en inox fichées dans la peau.. (aucun antidouleur) Ilréalise ces performances, à plusieurs reprises entre 1976 et 1988, dans deslieux publics, sur la côte, en pleine ville… Mais le point de vue de Stelarcsur ses propres suspensions impliqued’abord un refus de voir toute signification dans la douleur engendrée, et dansl’action en général, qui ne produit chez lui aucune expérience mystique. Il yvoit plutôt l’expression contemporaine d’un désir métaphysique de voler, unefaçon de s’affranchir de l’apesanteur, ce pourquoi il appelle un parallèleentre ces suspensions et les expériences des hommes dans l’espace. Lessuspensions mettent en place chez Stelarc l’idée d’une certaine obsolescence ducorps et des informations qu’il produit et dont il se nourrit, ainsi que larecherche d’une modification de ses capacités et limites. Il considère qu’undécalage est en train de s’installer entre le corps et la technologie, dont la capacitéà produire de l’information a dépassé la capacité du corps à la synthétiser. Lecorps apparaît donc comme un anachronisme, un objet dépassé du point de vue del’information.
Stelarc cherche une reconfiguration du corpsautour de la technologie, un repositionnement du corps comme objet modifiable,et non comme sujet ou objet de désir.
Plus qu’une humanisation de la technologie ouune technologisation de l’humain, Stelarc cherche à montrer que l’idée d’uncorps comme pur objet biologique dansun monde technologique est fausse, et que le corps est susceptible d’entrer en communicationdirecte avec la technologie, comme dans ces performances où ses muscles sontstimulés par des décharges électriques elles-mêmes lancées depuis Internet pardivers points du globe Ping Body). ( valorisation de l’utilisation destechniques modernes pour modifier le corps et se le réappropier au-delà des déterminismes biologiques.)

A travers Burden, Orlan puis Stelarc, nousvoyons donc une autre tendance du body art, qui prend le corps essentiellementcomme une interface qui échange des informations avec son environnement. ChezBurden, les informations en jeu sont un savoir immédiat, un savoir sensible etdirect, spécifique au corps. Chez Orlan et Stelarc, la technologie entre en jeu afin de proposerune main-mise du corps sur lui-même, une appropriation radicale de son corpspropre par l’homme, qui implique encore, comme presque toujours dans le bodyart, la transgression de certains interdits sociaux.

Sources
Wikipédia.org - art corporel
Modificationcorporelle
MarinaAbramovic
BruceNauman
RebeccaHorn
Gilbert& George
GinaPane
Ana Mendieta
www.ville-ge.ch/musinfo(recherche:Urs Lüthi)
www.axelibre.org/musiques
http://perso.orange.fr/canardsauvage/pholosophie/09/bodyart/bodyart.htlm
www.lilokinne.com
www.arte.tv/fr:impression (recherche Herman Nitsch)http://members.home.nl/kunstna 1945/body%20art.htm
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MessageSujet: Re: Body painting   Lun 5 Sep - 15:38:13

Très jolie, j'adore!
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Miette
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MessageSujet: Re: Body painting   Mer 12 Déc - 21:50:00

On a peu de recul sur ces mouvements artistiques (apparus dans les années 70) mais perso je différencie le body-painting du body-art.
Le 1er inclue seulement la peinture sur corps tandis que le second peut induire le corps de l'artiste lui même. c'est à dire que le corps de l'artiste participe à l'oeuvre ou fait oeuvre (comme Chris Burden ou Gina Pane que tu cites Eliwen)
Concernant Orlan, je la classe à part dans l'Art charnel ou l'Art corporel car elle fait appel à la chirurgie esthétique qui n'inclue pas la douleur dans ses performances (elle est sous anesthésie) ce qui est très différent comme approche que d'autres performeurs du body-art. C'est un choix délibéré de sa part.

Très belle cette peinture sur le corps d'une future maman.
J'ai été enceinte 2 fois et c'est un moment très particulier dans la vie d'une femme où le corps prend une autre dimension. A mon avis, c'est un moment idéal pour du body-painting mais ça doit chatouiller sur le nombril Wink
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MessageSujet: Re: Body painting   Jeu 13 Déc - 8:36:35

Je trouve çà très beau. Je n'ai entendu parler du body painting qu'au salon de l'étudiant, il y a... un bout de temps. J'aimerai bien essayer.
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MessageSujet: Re: Body painting   Lun 18 Fév - 13:02:25

Je trouve que cette vidéo va très bien avec le body painting (je réussi enfin après un beugue lourd... )

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MessageSujet: Bodypainting   Jeu 4 Avr - 0:09:11

Les colorés:






Les asiatiques:







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MessageSujet: Bodypainting   Jeu 4 Avr - 0:15:11

Les délicats:






Les flippants:




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MessageSujet: Re: Body painting   Jeu 4 Avr - 14:40:51

J'aime beaucoup la 2e colorée et la 5e et 6e.
La 1e ET La 3e me semblent beaucoup trop colorées à mon goût.
Et sinon les dernières font trop flipper, :p
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MessageSujet: Re: Body painting   Jeu 4 Avr - 15:36:12

J'adore les dernières. Tu sort comme ça en ville, tu provoque des accidents de la circulation lol
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MessageSujet: Re: Body painting   Jeu 4 Avr - 15:45:36

oui !!! Exact.
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MessageSujet: Re: Body painting   Jeu 4 Avr - 18:24:43

Wouw ! Pas mal !
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MessageSujet: Re: Body painting   Sam 28 Juin - 10:52:12

Quand le Body painting se transforme en Body ART ......




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MessageSujet: Re: Body painting   Sam 28 Juin - 13:02:17

Waou, c'est vraiment très bien fait ! On y croit vraiment pour certains... si on ne savait pas que c'était du body art...
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Eldarissa
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MessageSujet: Re: Body painting   Dim 26 Oct - 23:05:38




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MessageSujet: Re: Body painting   Aujourd'hui à 0:58:47

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Body painting
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