L'Asatrù
L’Ásatrú est un nom générique donné par le renouveau de la foi nordique au début des années 70, le nom pour désigner la foi païenne scandinave n’existait pas, le terme donné par les textes médiévaux scandinaves est heiðinn, ce mot se retrouve dans des sagas et existe en vieux norrois.
L’Ásatrú en un terme moderne pour regrouper et nommer les croyants en l’ancienne tradition nordique mais il aurait été plus juste de dire asa ok vana tru en clair la foi aux ases et aux vanes, mais sur le fond le terme importe peu car seul compte la croyance qui est en chacun.
La foi scandinave se retrouvait dans les Blots (cérémonies religieuses ) servant a remercier les Dieux et à demander prospérité et protection mais également cela permettait de ressouder les liens du clan.
Il n’existait pas de clergé « général » et centralisé mais des clergés locaux agissants sur la même base, le jarl était le godi lorsque le clan ne possédait pas de godi attitré sortant d’un cycle d’apprentissage, les gros clans possédant eux godi et prophétesse.
La foi :
La foi est différente en de nombreux points on retrouve des traces de croyances chamanique par bien des aspects que cela soit sur les esprits mais aussi par l’observation de la nature.
Il n’existait pas de prosélytisme, nul n’était tenu de croire par une forme d’embrigadement car le fait le plus remarquable est la liberté de choix, la croyance vient de soit et non de ce qui est propagé.
Il n’y a aucune représentation des Dieux en forme de statues mais des évocations car comme la philosophie nordique le perçoit « les Dieux sont en toute chose et n’ont nulle forme définie et statique », c’est une évocation de la vie et de l’univers ou tout tend vers le mouvement et non la stagnation.
La croyance implique un appel intérieur, on ne nait pas truar on le devient mais on le devient consciemment sans interférence, la croyance n’est ni une rébellion contre un ordre établi ou un rejet d’autre chose, les anciens scandinaves respectaient les croyances et les coutumes des autres peuplades c’est un fait établi.
Croire aux Dieux c’est aussi croire que la nature est vivante, croire aux Dieux c’est aussi croire en soi et en ses ancêtres, il n’y à aucune obligation car l’homme est un homme libre de ses choix et ses actes sur Midgard tant que nous sommes vivants nous sommes les responsables de nos actions.
La pratique ancienne :
Elle se défini par un axe similaire à toutes les cérémonies, les quatre directions symbolisent les accés des mondes et en son centre se trouve le Godi qui symbolise Yggdrasyl l’arbre et l’orbe du monde qui transmet aux mondes des Dieux les choses de la cérémonie ainsi que les quatre principaux royaumes, un toast et offrandes sont offerts il s’agit d’hydromel ainsi que de plantes de graines et de nourriture, le feu sacré symbolise la chaleur et la protection et la fumée qui monte est interprété comme le message allant vers le monde des Dieux.
Il existe d’autres pratiques et coutumes comme ce que l’on peut interpréter comme un « baptême » ainsi que la cérémonie d’union maritale et d’autres rites publics ou privés.
L’utilisation des runes est attestée par des textes n’appartenant pas aux scandinaves ce qui rends ces sources fiables.
Le port d’amulette est également une constante ce qui est également prouvé par l’archéologie.
Les lieux de cérémonies é tant généralement en forêt il était d’usage de croire qu’il n’existait pas de bâtiments, mais l’archéologie récente montre que plusieurs pays scandinaves avaient des structures en dur généralement proche de grandes agglomérations.
Datation de l’ancienne pratique :
Il est très difficile de donner un âge a la pratique ancienne mais contrairement à une idée reçue il ne s’agit pas d’un culte datant de la période « viking » mais il s’agit d’un des plus vieux culte européen.
De moins 11 800 à moins 3000 au Danemark plusieurs couches (trois pour être précis) se sont succédés, la culture dite D’Allerød (les chasseurs de rennes) puis celle de Klosterlund (chasseurs pêcheurs) et enfin celle la culture dite D’Ertebølle (les peuples des côtes), dans ces couches successives on retrouve des traces de la base pariétale, les archéologues ont également trouvés une tête sculptés d’élan adaptable sur un sceptre préfigurant ainsi le rôle du Godi.
En suède un objet sculpté datant de l’an moins 6000 symbolisant le herfjottur, de nombreuses traces jusqu’à moins 2000 préfigurent la pratique ancienne, puis les gravures rupestre de Tanum dans la province du Bohüslan où toutes les bases de la tru sont sur la roche comme les aegishjalmur les symboles solaires le dieu au marteau etc etc…
On peut donc émettre l’avis que la base religieuse de nos traditions ont plus de 14 000 ans ce qui fait d’elle une des plus vieilles base religieuse, par comparaison la préfigution de la religion égyptienne date de moins 4500 avant notre ère et celle des scandinaves date de moins 11 800.
La préfiguration établie des pratiques anciennes se stabilisent au cours du premier millénaire de notre ère tout en s’appuyant sur des bases extrêmement anciennes.
Les sources textuelles scandinaves :
Les Eddas et les sagas sont les sources médiévales relatant la tradition orales certains textes subissent l’influence chrétienne et sont donc à prendre avec précaution, les autres partent de la tradition orale et découlent directement de ces anciennes coutumes, les textes d’origine existent encore de nos jours et sont conservés dans différents musés scandinaves.
Pour conclure L’Ásatrú n’est pas une religion dogmatique et ne fait pas de prosélytisme, c’est une religion traditionnelle et naturelle dont on se sent proche et dont l’appel intérieur se meut en croyance.
texte de skogulfr